Plus de 8 Belges sur 10 sont déjà flexitariens sans le savoir : les habitudes alimentaires en Belgique sont en pleine mutation

- 83 % des Belges mangent végétarien au moins une fois par semaine
- Seuls 17 % consomment de la viande quotidiennement
- 19 % consomment des alternatives végétales aux produits laitiers plusieurs fois par semaine
- L’environnement est la principale raison de changement d’habitudes alimentaires
Les habitudes alimentaires des Belges sont en train de changer.
Selon le dernier baromètre d’IVOX, réalisé pour l’organisation ProVeg avec le soutien du groupe Bel, la proportion de végétariens ou de végans a doublé ces 6 dernières années, passant de 3 à 6 % de la population. Fait marquant : 83 % des personnes interrogées intègrent déjà des repas végétariens dans leur quotidien, sans pour autant s’identifier comme flexitariennes. Il y a douze ans, le nombre de flexitariens dans notre pays s'élevait à peine à 13 %.
Ce décalage illustre une transformation en cours : l’alimentation des Belges devient de plus en plus végétale. Seuls 17 % des Belges mangent encore de la viande tous les jours. À la place, on trouve de plus en plus souvent des alternatives végétales dans l’assiette des Belges. Ce changement n’est pas une surprise, car la moitié de la population estime aujourd’hui qu’un régime végétal est meilleur pour la santé.
« Le végétal s’installe progressivement dans les habitudes, sans forcément passer par une “étiquette alimentaire”. Cette normalisation marque un vrai tournant dans les modes de consommation », souligne Annemarie Ijkema, Country Co-Director chez ProVeg, une organisation qui œuvre pour un monde à la fois bon pour les humains, les animaux et la planète.
Des différences régionales marquées
Cette évolution s’observe dans tout le pays, avec des intensités variables selon les régions.
À Bruxelles, 88 % des habitants consomment au moins un repas végétarien par semaine, contre 84 % en Flandre et 79 % en Wallonie. La consommation d’alternatives végétales suit une tendance similaire : 24 % des Bruxellois en consomment plusieurs fois par semaine, contre 20 % en Flandre et 16 % en Wallonie.
Au cours de cette étude, d'autres différences régionales marquées sont apparues:
- 63 % des Liégeois n’ont pas l’intention de consommer davantage végétal à l'avenir.
- 37% des habitants du Hainaut pensent que les aliments à base végétale sont bons pour la santé, contre 57% dans le Limbourg.
Il existe toutefois des obstacles pratiques. 44 % des Belges indiquent qu’ils ont trop peu de connaissances en matière de cuisine végétale. Ils regrettent notamment le manque de choix de produits tartinables et de plats préparés.
Une adoption conditionnée par la simplicité, le prix et le goût
Si les comportements évoluent, les attentes restent très concrètes. Les consommateurs privilégient des solutions simples, abordables et savoureuses, faciles à intégrer à leur quotidien.
« Les consommateurs veulent avant tout de la simplicité et du goût. Plus c’est facile à adopter, plus le changement s’installe durablement ; c’est pour ça que nous déclinons de plus en plus de nos produits en version végétale », explique Jean-David Thumelaire, General Manager de Bel BeNeLux.
Bel a lancé en 2020 ses premières alternatives végétales : des fromages qui, en termes de goût et d’emballage, ressemblent fortement à l’original, mais sans ingrédients d’origine animale. Le Boursin végétal, en particulier, est une véritable réussite : en moins d’un an, le produit s’est hissé dans le top 3 et a conquis une part de marché de 5 % dans une catégorie qui connaît une croissance de 23 %. Le groupe ne compte pas s'arrêter là, puisqu'il a pour objectif d'atteindre, à terme, un équilibre (50/50) entre son offre laitière et son offre végétale.
Faciliter le passage à l’action
De nombreux Belges sont ouverts au changement : plus d'un quart des omnivores indiquent vouloir modifier leurs habitudes alimentaires. Pour faciliter cette transition, l'étude révèle qu'il est nécessaire de disposer d'étiquettes plus claires et d'une meilleure visibilité en magasin. Les consommateurs recherchent avant tout la facilité et des informations claires pour faire le bon choix.
Au-delà des chiffres
Si vous voulez en savoir plus sur les résultats de l’étude, ProVeg et Bel vous invitent à participer à un webinaire le lundi 11 mai. Annemarie Ijkema (Country co-director/V-Label country director chez Proveg) et Aricia Nisol (CSR & Corp Coms Manager chez Bel) vous présenteront en détail les chiffres clés de l’étude et répondront à vos questions.
Pour en savoir plus et vous inscrire, cliquez ici.
À propos de l’étude
Sondage en ligne réalisé par l'institut de sondage iVOX pour le compte de ProVeg, entre le 29 janvier et le 10 février, auprès de 2 000 Belges, représentatifs en termes de langue, de sexe, d'âge et de niveau d'études. La marge d'erreur maximale pour un échantillon de 2 000 Belges est de 2,19 %.

